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Aurélie's glauque blogRock around the glauque
July 03 DICHOTOMIE
Le 2 juillet restera sans doute dans la (moyenne) Histoire comme le jour où Ingrid Betancourt a été libérée. Jour de liesse et de soulagement. Que je partage ! Mais il se trouve par ailleurs qu’hier Chicky Winky, en cette magnifique journée ensoleillée, est allée se baigner dans un lac voisin de chez nous avec des copains. Pendant qu’elle barbotait, un jeune de 20 ans a disparu sans que ses copains ne s’en aperçoivent tout d’abord, ensuite il a fallu ¾ d’h de recherches sous l’eau pour le retrouver recroquevillé par plusieurs mètres de fond, noyé. Peut-être qu'il a eu un malaise, une hydrocution, personne ne l'a vu ni entendu se débattre. Son père et son frère sont arrivés sur place peu après, hagards et en larmes, tenant à peine debout. Et pour toute cette famille c’est devenu la journée la plus horrible de l’univers, où tout a basculé.
J’ai appris les 2 nouvelles à quelques secondes d’intervalle, du coup Ingrid s’est un peu retrouvée au second plan je dois dire. Je me suis mise à penser à toutes les autres merveilles et atrocités qui avaient dû se produire pendant cette journée somme toute banale pour moi, sans que j’en perçoive la moindre petite vibration bonne ou mauvaise (Je ne sais pas pourquoi mais dans mon imagination j’ai noté plus d’atrocités que de merveilles !), et je me suis attristée de constater qu’encore une fois j’avais failli n’en retenir que l’événement le plus médiatisé. Je suis toujours indignée quand je constate à quel point nous sommes coupés de tout ce qui n’est pas nous et notre tout petit univers bien délimité par nos confortables oeillères. Mais en même temps, quelle salutaire ignorance, comment pourrait-on avoir conscience ne serait-ce que d’1 % de tout ce qui se passe simultanément autour de nous sans devenir complètement fous de chagrin et de frustration ? C’est pourquoi, comme dirait William Sheller, pour survivre au jour le jour je cours toute seule, et surtout, je serre le poing pour garder sous l’eau fraîche un cœur petit comme un caillou.
Aujourd’hui il tombe des cordes, personne ne va aller se baigner au lac, et les parents du jeune homme n’en finissent pas de se dire « si seulement il avait plu hier ». Plus jamais ils ne se réjouiront pleinement quand le temps sera magnifique, et peut-être aussi ne maudiront-ils plus la pluie, on ne sait jamais à quoi mènent les choses. June 30 SINGING IN THE RAIN ON ALPHABET STREET
Aujourd’hui, je suis un petit nuage. Dodu, d’un blanc laiteux et lumineux, avec plein de jolies rondeurs qui respirent la santé et la joie de vivre. Et je pleus ! Oui si j’ai envie je dis « JE PLEUS » non mais ho c’est qui le nuage ici ? Je pleus sur tous les gens que je n’aime pas :
June 18 LE SYNDROME DE SNIFFY - PART IIDepuis une quinzaine de jours je vois régulièrement une pub à la télé pour une chaîne pour enfants sur le sat, je ne sais plus laquelle c'est car en fait chaque fois que je vois cette pub mon sang se glace et le temps qu'elle se termine (et qu'on dise le nom de la chaîne en question) je suis plongée dans un état second et mon cerveau n'imprime plus rien.
En effet, dans la pub en question, devinez un peu ce qui se passe ? Un joli ballon en forme de tête de chat s'élève doucement dans les airs, au-dessus des toits, au-dessus des montagnes, au-dessus des avions, au-dessus de l'atmosphère et finalement son ascension est arrêtée par le ventre (plat, pas comme le mien là maintenant tout de suite) d'un vaisseau spatial. Ensuite le plan s'élargit et on constate avec soulagement qu'il y a des dizaines d'autres ballons multicolores qui ont suivi le même chemin que lui et qui sont là tous ensemble sous le vaisseau spatial.
Alors je m'interroge ; Le Monsieur qui a fait cette pub est-il hanté par le même cauchemar que moi ? A-t-il lu mon blog ? Sans doute que non parce que je suppose qu'il faut bien plus d'un mois pour concevoir et réaliser un spot. Cela dit j'aimerais bien en savoir un peu plus sur la personne qui a pondu ce petit film d'animation, et savoir surtout d'où lui est venue cette idée. Rendez-vous compte, il existe une autre personne sur terre atteinte du syndrôme de Sniffy !!! Je ne suis plus seule dans l'univers !!! Si ça se trouve, il ou elle rêve aussi de se transformer en ours, ilouelle se consume d'amour pour le chocolat sous toutes ses formes, ilouelle écoute Very Little Glory en boucle les soirs de déprime ? Je pourrais prendre contact avec luiouelle et on deviendrait potes et on se regarderait des DVD de Little Britain, sans rire évidemment parce que luiouelle n'y arrive pas non plus ! On pourrait aussi aller faire du shopping ensemble, ou aller au resto, ah mais non qu'est-ce que je dis on n'aime pas sortir ! Bon, on pourrait toujours lire des bouquins chacun dans un coin du salon. Trop bien, vivement que ce(tte) nouvel(le) ami(e) arrive dans ma vie !
Quoi qu'il en soit, et concernant MON syndrôme de Sniffy à moi, Princesse Alice est venue ce matin me rattraper par la ficelle et mettre fin temporairement à mon angoissante dérive en apesanteur, me revoilà donc de retour sur terre jusqu'au prochain lâcher de ballons ! Merci beaucoup à toi chère Altesse de m'avoir retenue.
A bientôt tout le monde ! April 18 LE SYNDROME DE SNIFFYJe fais régulièrement le même cauchemar qui me remplit d'effroi. Je tombe, vers le haut. C'est à dire que je m'élève très lentement dans les airs, de plus en plus haut, inexorablement. Je passe tout mon rêve à essayer désespérément de me raccrocher à tout ce que je peux, meubles, embrasures de fenêtres, gouttières, cheminées, arbres, câbles électriques, rochers de montagnes, bref tout ce que mes doigts peuvent aggriper au fil de mon ascension, mais rien n'y fait, à chaque fois tout me glisse entre les mains et je continue de monter, monter, dans la solitude, le désespoir, la terreur, le silence, l'air qui se raréfie et l'obscurité qui gagne du terrain, et en général je me réveille en larmes avec la certitude de ma mort imminente.
Ces fois-là au moins, qu'est-ce que je suis contente de me réveiller !
Alors quel rapport avec le titre me direz-vous ? Hé bien Sniffy c'est le nom que j'avais donné à un ballon de baudruche orange qu'on m'avait offert lorsque j'avais environ 6 ans. Je lui avais amoureusement dessiné des yeux, un nez et une bouche et je le promenais partout au bout d'une ficelle, il était devenu mon meilleur ami et confident en quelques heures. Hélas, comme vous vous en doutez, au bout de 3 jours il ressemblait à une vieille capote de Casimir toute frippée et j'ai dû me résoudre, inconsolable, à constater son décès. Ce fut le premier grand deuil de ma vie, et aujourd'hui encore c'est non sans émotion que je repense à mon vieux Sniffy. Est-ce pour celà que je m'identifie la nuit à un ballon à l'agonie abandonné errant dans l'atmosphère ? Je vais me faire analyser à ce sujet et je vous tiens au courant. ERRATUMJe viens ENFIN de comprendre que dans l'intervention de mon amie Anne-Marie au sujet des hérissons, la Miss Mahr de sa phrase n'est pas l'horrible femme qui lance des hérissons sur les gens, c'est moi tout simplement, Annemarye ne faisait que m'interpeller ! Donc en fait, je ne sais pas comment s'appelle cette infâme américaine mais peu importe, Samantha Fox ou Jane Doe, she's not from the Mahr family ! Ouf !
Par conséquent, ça n'est plus la peine que je me marie. Re-ouf. Je me vois donc dans l'obligation d'annuler l'appel d'offre que j'ai lancé précédemment. Mes plus sincères excuses au 798 candidats énamourés qui m'ont submergée de courriers enflammés.
Enfin en tout cas, merci beaucoup David et Christian pour votre loyal et indéfectible soutient ! April 11 OU DOIS-JE SIGNER ?Bon alors puisque je viens d'apprendre qu'il existe une autre Mademoiselle Mahr qui est une molesteuse de hérissons, je me retrouve à présent dans une situation intolérable, moi qui adore les hérissons !!! Ca ne peut plus durer ! Aux grands maux les grands remèdes, il y a une Miss Mahr de trop sur terre, et comme je ne peux pas me payer le voyage outre-Atlantique pour aller régler son compte à l'autre bourreaute, j'ai décidé de changer de nom au plus vite. Par conséquent, je vais me marier. Dès que j'aurai trouvé un mari.
Voici donc mon appel d'offre :
Moi, Aurélie, je me marierai avec l'homme qui :
- M'emmènera en vacances au bord du Loch Ness
- Retrouvera un Schnokleux et me l'offrira
- M'offrira également un habit de Tic (ou Tac)
- Sera de préférence pâtissier ou chocolatier ou les deux
- Acceptera sans problème mon patrimoine génétique de Spockanska (à savoir, 50% de Monsieur Spock et 50% de l'ourse Franska)
A bons entendeurs, salut ! J'attends vos candidatures. April 03 CRONIN ET ALZHEIMER SONT DANS LE BATEAUEst-ce que quelqu'un parmi mes innombrables amis a remarqué que dans "le destin de Robert Shannon" de Cronin, on retrouve 2 scènes qu'on pouvait déjà lire à quelques mots près dans "le chapelier et son château" publié 17 ans auparavant ?
Hé, Archie, si tu m'entends là-haut, quand tu notes des brillantes idées au fil de ton inspiration sur ton petit carnet noir, surtout n'oublie pas DE LES BARRER ensuite quand tu les utilises dans un bouquin ! Ou alors, n'aurais-tu pas eu un léger problème de poil dans le stylo, et tu t'es dit comme ça qu'au bout de 17 ans tous tes lecteurs simplets n'y verraient que du feu ? Quoi qu'il en soit, moi qui n'étais pas là à l'époque étant donné que je suis TRES TRES JEUNE, je viens de les lire à quelques semaines d'écart et j'ai beau être à moitié endormie quand je feuillette mon livre de chevet le soir, ça n'a pas manqué de m'interpeller. Et je suis outrée !
Salut. April 01 AU REVOIR PRESIDENTCa y est ma vie va changer ! Je suis sauvée !
Hier soir j'étais bien tranquillement chez moi, quand soudain (encore), le téléphone a sonné. Manque de pot je n'étais pas toute seule donc j'ai été obligée de décrocher pour ne pas perdre la face (quand il n'y a personne à l'horizon, je ne prends jamais aucun appel pour cause d'indigestion professionnelle, je laisse sonner dans le vide jusqu'à ce que mort s'ensuive).
"Allô bonjour, pourrais-je parler à Mademoiselle Mahr s'il vous plaît ? (et hop une phrase cernée par des accents circonflexes !)
- Oui, euh, c'est moi-même.
- Ah, bonjour chère Mademoiselle, j'ai le plaisir de vous informer que vous venez d'être désignée comme gagnante de notre Grand Concours de Circonstances ! Félicitations Aurélie !
- Oh wouaou j'ai gagné j'ai gagné j'ai gagné, moi, j'ai gagné, non je rêve, c'est pas possible !
- Non non je vous assure c'est bien vrai, votre nom a été tiré au sort parmi des millions d'autres dans notre Grande Urne Magique de l'Humanité, c'est vous qui remportez le Prix !
- Je suis tellement émue, je ne sais pas quoi dire, merci, sniff
- Je vous en prie pas la peine de nous remercier, simplement à l'avenir n'oubliez pas de vanter nos mérites à qui voudra bien vous entendre, et n'oubliez pas : "Les Circonstances mènent la danse !"
Et voilà, j'avoue que je n'ai guère dormi, toute chamboulée à la perspective de ces merveilleux changements qui m'attendent dorénavant. Car grâce à cet extraordinaire Concours de Circonstances, ce matin mon voisin le chauffeur de car scolaire a eu une panne de réveil, ce qui fait que moi, qui me base sur le bruit de son moteur pour me lever, je me suis retrouvée à la bourre pour me préparer, du coup je n'ai pas eu le temps de passer acheter mon journal et mon Millionnaire, ce qui fait que mon ticket (perdant) a été acheté par Mr Enoch Maybenextime, retraité Britannique installé depuis peu dans mon riant village, et que moi, je suis allée faire mes emplettes ce midi, et je suis tombée sur LE ticket à 100000 euros ! Et en plus j'ai 3 télés donc si ça se trouve, ça ne va pa s'arrêter là !
Quoi qu'il en soit, une chose qui va s'arrêter là, c'est mon boulot. Ce soir j'enfile mon déguisement de poulet et je chante Au Revoir Président, plus jamais je n'aurai à m'asseoir derrière ce bureau pour subir ces centaines d'agressions téléphoniques chaque semaine, et surtout, plus jamais je n'aurai à emprunter matin et soir cette interminable route horrible jonchée de cadavres de petits animaux, je vais rester chez moi et ouvrir un refuge pour les hérissons blessés ! Et quand j'aurai gagné le million d'euros, j'irai en Suisse passer mon brevet de secouriste pour hérissons et qui sait, peut-être même que j'étendrai mon activité aux chats échaudés et aux chiens battus.
C'est bon d'avoir des projets, enfin ! Merci la vie ! Merci les circonstances qui mènent la danse ! March 17 ODE AU MONDIAL DU FITNESSAu Salon Mondial du Fitness
J'ai vu tellement de belles gonzesses
Que ça m'a filé un gros stress
Et décuplé mes compless
Désormais je planquerai ma graisse
Sous d'amples vêtements de grossesse Rasant les murs avec mes fesses Ou restant cloîtrée dans ma forteresse Jusqu'à ce que je disparaisse
Dans les tentacules de la vieillesse
Mais plus jamais je ne ferai l'hôtesse !
Foi de thon du Loch Ness. January 31 CHAT NOIR CHERCHE ECHELLEBonjour !
Galvanisée par le succès phénoménal de mon sondage d'hier, j'ai décidé de vous en soumettre un autre ENCORE PLUS intéressant.
Alors, est-ce que vous avez une superstition particulière, personnelle, familiale, locale, bref, une superstition plus originale que le coup du chat noir, de l'échelle, ou du miroir brisé, que vous vous sentez obligé de respecter, malgré votre toute Spockienne capacité de raisonnement.
Moi par exemple (comme ça, ça en fera au moins une sur la liste), je n'ai JAMAIS de toute ma vie pu me résoudre à fini un seul flacon de parfum. Donc, quand il n'en reste plus beaucoup, j'arrête d'en mettre tout simplement, et je garde donc tout un tas de bouteilles presque vides, qui parfois disparaissent au gré d'un déménagement, mais il m'en reste quand même pas mal !
Du coup hier j'ai pris une grande décision. Je vais essayer d'en finir un pour voir ce qui se passe. J'ai commencé par un parfum qu'un homme dont je n'ai plus rien à faire m'a offert il y a très longtemps, si jamais ça me porte malheur, ça ne devrait pas être un très grand malheur vu le peu de valeur sentimentale du flacon en question. Et s'il ne se passe rien, je continuerai, par ordre croissant, à vider mes placards !
A vous maintenant. January 30 GLAUQUE HOME - PETIT SONDAGE VALENTINESQUEOn dirait que je quitte ma phase Hypersomnie - Hypertrophie du popotin et que je repars dans en sens inverse. Dommage pour le sommeil, c'est si bon ! Mais tant mieux pour mes pantalons.
Cette nuit du coup, alors que j'essayais de m'endormir en écoutant la radio, j'étais en train de me dire que je n'y arriverais jamais quand ils ont passé "Ma petite entreprise" d'Alain Bashung, et là, MIRACULEUSEMENT, j'ai eu mon premier blanc (noir) de la nuit, ouf ! Bon il n'a pas duré bien longtemps, j'ai commencé à entendre "Ma petite...." puis trou noir, puis quand j'ai rouvert mes oreilles, il en était à "... vacances, abstinence". Mais bon sang mais c'est bien sûr me suis-je dit, voilà ce qu'il te faut, des vacances et de l'abstinence ! Je vais donc prendre une petite semaine et partir chez mes parents, ça va me faire du bien !
Tout ça pour dire que je ne serai pas là pour la semaine de la St Valentin, donc, en attendant, j'ai décidé de lancer un grand sondage (à l'échelle de mon lectorat pléthorique).
Alors voilà, est-ce que chacun peut réfléchir 2 secondes et déposer ici le nom de l'homme / la femme qu'il ou elle a le plus passionnément / follement aimé (amoureusement bien entendu, St Valentin oblige) de sa vie jusqu'ici ? Voyons ça comme un grand arbre sur le tronc duquel je vous invite à graver, dans un coeur, le nom de l'être qui a le plus fait battre le vôtre (de coeur). Bon pour l'instant c'est plutôt un tout petit arbrounet de l'amour. Aidez-moi à le faire pousser !
Je frémis d'avance en pensant à la gigantesque liste de noms d'êtres aimés que je vais trouver en rentrant... D'avance merci et à bientôt ! January 21 RENCONTRE DU 3EME TYPE POLAIRE
Ce week-end, je suis allée à la montagne. J'y ai fait la connaissance d'Anertsadi, une vache esquimaude. Alors, à quoi reconnaît-on une vache esquimaude ? Hé bien, tout d'abord, elle possède un magnifique pelage blanc, soyeux et bouclé, avec juste les extrémités couleur café au lait. Même ses cornes sont blanches et luisantes, comme les sabots noirs et luisants de la petite chèvre de Monsieur Seguin, sauf que là ce sont des cornes et qu'elles sont blanches. Et enfin, ses oreilles ne sont pas comme celles des autres vaches, elles sont plutôt tombantes comme celles d'un labrador. C'est pour mieux m'écouter mon enfant. Anertsadi vivait heureuse dans son lointain pays polaire, entourée de ses amis, mais la fonte de la calotte glaciaire rendait la vie de plus en plus difficile à tout le monde là-bas. Alors, un jour, Anertsadi a dit "je pars, je m'en vais vivre ailleurs, ça fera un peu plus de place pour les autres et ça facilitera un peu la vie de chacun ici". Alors elle a marché pendant des semaines, jusqu'à ce qu'elle arrive dans les Alpes, et elle s'est arrêtée là parce que c'est ce qui lui rappelle le plus le climat de son pays. Alors l'hiver, elle est un peu à l'aise et arrive presque par moments à se sentir chez elle, et le reste du temps, elle se sent isolée, complètement déplacée et hors sujet. Comme moi ! C'est ce qui nous a rapprochées. Elle m'a dit "ici, les gens sont comme des flocons de neige. Chacun se veut unique et spécial et merveilleusement construit, mais en fait, ils sont tous pareils, implacablement blancs et froids, et quand tu veux les toucher, ils disparaissent et te filent entre les doigts, te laissant un peu plus seule et un peu plus glacée qu'avant leur rencontre". Quelle remarquable analyse ! A tel point que je me suis demandé si je ne serais pas partie moi aussi du pays d'Anerstadi il y a bien longtemps, et que j'aurais fini par oublier d'où je viens ; mais non en fait, je ne crois pas, je suis trop frileuse. Pendant la journée, je mettais un pied devant l'autre en pleurant, encore et encore, en attendant que le soleil se couche. Et le soir, je rentrais retrouver Anertsadi et, pelotonnée contre son ventre tout doux et rassurant, carressant son muffle tiède, je l'écoutais me parler de son regretté pays, de chacun de ses proches, et derrière chacune de ses anecdotes nostalgiques je l'entendais souhaiter de tout son gros coeur que son exil ait vraiment servi à leur rendre la vie meilleure. J'espère aussi que le mien a pu aider ne serait-ce qu'une seule personne, même si je ne sais plus quel est mon vrai monde. La séparation fut difficile hier soir, on s'habitue bien trop facilement à la douceur et au réconfort. Je l'ai serrée très fort et je lui ai dit "Merci, Anertsadi". Elle a ri de mon pléonasme et nous nous sommes vite quittées avant que ce sourire ne vire aux larmes. Heureusement, j'ai pu bien vite retrouver ma maison, mon lit et mes cachets. Quant à elle, je ne sais pas où elle est allée puiser la force de continuer d'avancer ce matin. Mais j'espère que je pourrai bientôt remonter la voir, pour qu'on joue encore à si on était chez nous.
January 15 DONNE A TES ENFANTS DES RACINES ET DES AILESRaté ! Quand j'ai tâtonné dans mon berceau à la recherche de mes pieds, je n'y ai trouvé que des chaînes. Et quand j'ai réussi à atteindre mon dos, je n'ai senti qu'un immense fardeau de culpabilité.
Lestée par tous ces présents, je ne suis guère allée plus loin que le bout de ma chambre, et j'ai lentement développé ma condition de femme horizontale. Pour vivre heureux, vivons couchés ! Quand l'immobilité est de rigueur, quand la rigueur est de rigueur, dormons et rêvons, impossible autrement d'avoir une quelconque forme d'existence.
Mais aucun baiser magique ne viendra jamais me tirer de cet éternel sommeil. Je n'ai rien d'une princesse, et ma vie n'a rien d'un conte de fées. UNIVERSAL STRANGERIl y a très très longtemps, quand j'étais encore un être humain et que j'étais encore persuadée d'avoir un avenir, j'ai passé quelques soirées, au hasard de nos rencontres, avec Brent. Nous arrivions chacun de notre côté avec notre propre groupe d'amis, mais immanquablement, au bout d'une heure ou deux nous nous retrouvions assis par terre ou dans un canapé, à trinquer ensemble. Et une nuit blanche de juillet, nous nous sommes une fois de plus assis à l'écart de la fête, dans l'herbe à côté d'un feu , à partager une bière et une cigarette, et à bavarder sporadiquement, au gré de nos envies. A un moment il s'est levé et il m'a dit "je reviens dans 1/2 heure, surtout attends-moi là, je reviens, j'ai quelque chose à te dire". J'ai attendu 10 minutes et puis, malgré la curiosité maladive qui me caractérise, j'ai quitté la fête ; aujourd'hui encore je suis incapable de m'expliquer pourquoi. Le lendemain, je repartais pour la France. Et je n'ai plus jamais eu la moindre nouvelle de Brent, même indirectement. Je ne sais plus où il est, ce qu'il est devenu, et je n'en finis pas de me demander ce qu'il avait de si important à me dire ce soir-là, pourquoi ça nécessitait qu'il s'absente auparavant, et aussi, ce qu'il se serait passé si j'étais restée, est-ce que ma vie aurait été différente, un peu, beaucoup, est-ce que j'aurais été heureuse un jour ? Sans cesse je reviens sur ce "et si", cette nuit encore je le cherchais sur les bords du St Laurent, mais il s'était tout autant volatilisé que dans la réalité. En revanche, j'étais abordée par tout un tas de gens qui me reconnaissaient, preuve qu'on était bien dans un rêve, parce que sur terre, où que j'aille, personne ne me reconnaît plus jamais et je ne rencontre jamais non plus le moindre visage familier, j'erre à l'infini dans un monde inconnu où je n'ai plus aucun repère, je ne suis plus chez moi nulle part, et jusqu'à mon dernier souffle que j'espère proche, je serai partout et toujours une étrangère, voire une intruse.
C'est pas faute d'avoir essayé ! January 11 URBAN LEGEND - CA RECOMMENCE !!Il est revenu !!!!! Le grand Bruce !!!! Ce matin je monte bien tranquillement dans ma voiture pour partir au boulot, la tête dans le postérieur comme à l'accoutumée, je démarre, je roule 100 mètres et soudain qu'est-ce que je vois dans mon rétro ? Bruce Springsteen (pas maquillé cette fois mais dans une bonne vieille chemise à carreaux bien identifiable), en train de se redresser sur ma banquette arrière !!!! Dieu merci il n'avait pas de hache à la main, il avait juste passé une nuit un peu alcoolisée apparemment, et voulait que je le dépose à la gare de Bourgoin. Ca va, ça ne me fait pas faire un gros détour. Pour me remercier, il a chanté "Rosalita" pendant tout le chemin et j'ai même eu le droit de faire les choeurs ! En se quittant on s'est promis de remettre ça très bientôt. Mais cette fois, nonobstant mon état cérébro-gazeux prononcé, j'ai eu le bon réflexe pour immortaliser sa visite et arrêter enfin de passer pour une fabulatrice éhontée ! Je n'avais pas de stylo ni de papier dans ma boîte à gants, alors, dans un éclair de génie, je lui ai demandé de m'écrire une dédicace dans mon portable ! Je possède donc à présent un brouillon de texto qui dit "To my good Friend Aurélie, love, Bruce Springsteen" et je peux le montrer à quiconque osera mettre en doute ma parole, non mais ho, il faut arrêter de me prendre pour une petite Minnie. January 09 RIEN NE SERT DE.... RIEN DU TOUTQuel effroyable réveillon du Nouvel An j'ai passé ! Je ne suis pas près de remettre le nez dehors à des heures aussi indues.
Primo, j'ai dû passer la soirée (de 20h à 3h30 du matin non stop !) chez mon collègue Lazare. Je sais, hé oui le pauvre. C'est justement parce que je l'ai pris en pitié à force d'entendre tout le monde le charrier sur son prénom que j'ai accepté son invitation à réveillonner dans sa famille. J'aurais mieux fait de visionner l'intégrale des DVD d'André Rieu chez moi toute la nuit jusqu'à l'aube ! Car je dois vous dire que j'ai tôt fait d'apprendre que la devise de son doux foyer c'est "Chez Lazare, on se marre !". Lui et son jumeau Léonce sont une fine paire de plaisantins, j'en ai encore mal aux abdos rien que d'y penser. Heureusement pour eux, et malheureusement pour moi, leurs béates épouses semblent branchées sur la même longueur d'ondes et j'ai donc été la seule à souffrir mille morts à chaque tagada-pouet-pouet-blagounette et autres gags farcéattrapesques. A partir de minuit une, une fois que mes deux lurons et leurs luronnes m'eurent joyeusement et baveusement et copieusement bisée, j'ai commencé à chercher obsessionnellement LE petit créneau dans la conversation, ou le blanc, qui me permettrait de glisser un "bon, c'est pas tout ça, il se fait tard, je vais devoir rentrer chez moi, c'est que j'habite pas à côté etc etc etc...". Et j'en stressais tellement que je buvais coupette sur coupette pour trouver le courage de couper court à la conversation au moment opportun. Tant et si bien qu'à 3h30 quand enfin je réussis à glisser ma réplique d'une voix fort pâteuse, Lazare me considéra d'un oeil inquiet et me répondit "Ecoute Aurélie, sans vouloir te vexer, je crois qu'il vaut mieux que je te raccompagne, tu n'as pas l'air bien fraîche, et en plus avec le brouillard et tout, je ne peux pas te laisser conduire". (comme quoi on peut être rigolo MAIS responsable).
Ne voulant pas faire d'histoires et surtout, craignant qu'ils ne me séquestrent encore une douzaine d'heures jusqu'à ce que je dessoûlasse, je m'empressai d'accepter. Et nous voilà donc partis dans le brouillard et dans sa Xantia (c'est un fan de JCC EN PLUS), roulant lentement car j'étais passablement barbouillée, d'ailleurs j'avais ouvert ma vitre en grand et je passais régulièrement la tête à l'extérieur pour me rafraîchir les idées. Au bout d'une demi-heure Lazare me dit "Mmmmmm je crois qu'avec cette purée de poix j'ai dû louper un embranchement quelque part, zut". Et en effet, reprenant un peu mes esprits je réalisai que nous aurions déjà dû arriver chez moi, alors qu'en regardant autour de moi je ne reconnaissais pas du tout le peu de paysage que nous arrivions à apercevoir tout au bord de la route. Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes dans une zone d'habitations de plus en plus dense, pour finir 1 km plus loin dans une rue qui avait l'air drôlement inhabitée, aucune lumière ne nous parvenait des fenêtres, seuls quelques lampadaires tâchaient vaguement l'air d'un halo souffreteux qui n'arrivait même pas jusqu'au sol. Je ne me rappelais pas avoir vu de panneau indiquant l'entrée d'une ville quelconque, et j'étais en train de me dire que cet endroit était vraiment lugubre et bizarrement désert pour une nuit de la St Sylvestre (patron révéré des mangeurs de canaris), lorsque j'aperçus justement la forme d'un panneau. Mais celui-là était triangulaire, et quand je pus enfin le voir nettement, il indiquait "Attention enfants". "Tiens, une école !" m'exclamai-je, "peut-être qu'on se rapproche enfin de la civilisation !". Mais à côté de moi Lazare n'avait pas du tout l'air soulagé, bien au contraîre.
"Aurélie je crois bien que je suis déjà passé ici un jour il y a longtemps, remonte ta vitre, vite !
- Hmmm, hein ? Pourquoi ?
- Remonte vite ta vitre s'il te plaît dépêche-toi !"
Il avait l'air tellement alarmé que je m'empressai de m'exécuter. Quelques mètres plus loin nous rencontrâmes le même message "Attention Enfants !!!!!" cette fois peint en grandes lettres jaunes sur la route. A présent Lazare était carrément au bord de la panique.
"Il faut qu'on s'en aille d'ici, vite !"
Il accéléra un peu. Mais cette rue, de plus en plus étroite et sinueuse, semblait interminable. Et en plus, aucune autre rue ne venait la couper, nous ne pouvions tourner nulle part ! Soudain quelques petites silhouettes nous barrèrent la route, Lazare fut contraint de piler et la voiture cala. Quelle ne fut pas ma stupeur de voir dans la lueur des phares un groupe d'enfants s'avancer vers nous ! Et d'autres sortaient peu à peu des bâtiments que je croyais déserts, tant et si bien que nous fûmes bientôt cernés par plus d'une centaine d'enfants, pas très souriants je dois dire d'après ce que j'en voyais. Quant à Lazare, il avait verrouillé les portes et était passé en mode "hystérie collective individuelle avancée".
"C'est encore eux c'est encore eux c'est encore eux" ne cessait-il de sangloter, "ils m'ont rattrapé cette fois !". Et de fait, la plupart des enfants s'étaient agglutinés de son côté du véhicule, et tapaient en rythme sur la carrosserie en psalmodiant "A mort les vieux ! A mort les vieux ! A mort les vieux !", de plus en plus vite et de plus en plus fort. Ensuite tout s'est précipité, et malgré l'alcool, la fatigue, la terreur, chaque seconde de cette minute fatidique est restée gravée dans ma mémoire avec beaucoup trop de netteté. Quelqu'un a fini par briser la vitre du côté conducteur, et une foule de petits bras se sont engouffrés dans l'ouverture pour agripper les cheveux et les vêtements de ce pauvre Lazare. C'en était trop pour lui. Hurlant comme un fou, il déverrouilla la porte, l'ouvrit violemment, se jeta dehors et se mit à courir en profitant de la surprise de nos assaillants. Tous sans exception se lancèrent à sa poursuite en une fraction de seconde, comme un seul homme. Très vite je ne vis plus rien, n'entendant que le tonnerre de leur course se répercutant sur les murs qui m'emprisonnaient. Puis plus rien. Puis un seul, unique, interminable hurlement suraigu. Quand il se tut enfin, je me rendis compte que moi-même j'étais en train de gémir à me vriller les oreilles. Je cessai immédiatement, ce qui me permit d'entendre le bruit de pas qui reprit, comme un bataillon qui s'était mis en marche et se rapprochait de nouveau de moi....
Je ne sais pas par quel extraordinaire réflexe de survie je bondis sur le siège conducteur et redémarrai la voiture, qui me fit le plaisir de ne pas se comporter comme ces andouilles qu'on loue pour les films d'horreur et qui vrombit donc dès le premier tour de clé. Négligeant même de régler le siège (car Lazare avait des jambes nettement plus grandes que les miennes) et le rétroviseur, je démarrai en trombe et roulai à tombeau ouvert (tombeau ouvert <=> Lazare, get it ???) dans la seule direction possible, et le plus vite possible, laissant derrière moi cette cauchemardesque milice enfantine et fantômatique. Je ne saurais dire exactement combien de temps j'ai roulé ainsi, plusieurs minutes qui m'ont paru des heures, et enfin, la rue a pris soudainement fin ; je suis passée dans un court tunnel, au bout duquel une vraie route (de campagne !!!) m'attendait. 3 kilomètres plus loin je trouvai de vrais panneaux indicateurs, qui m'indiquèrent que ma maison était à seulement 10 minutes de là. Je suis rentrée, j'ai verrouillé ma porte, je suis montée dans ma chambre, dont j'ai également verrouillé la porte, et je me suis cramponnée à Bourriquet sans pouvoir dormir jusqu'au lendemain midi.
Voilà, depuis je ne dors plus très bien, je grince des dents dès que je vois un enfant, j'évite les abords des écoles, j'ai la phobie des panneaux triangulaires et, si ça vous intéresse, il y a une place de libre à mon boulot !
A bientôt,
November 30 I WAS MADE FOR DANCING IN THE DARKIl faut vraiment que j'arrête le thé Alter Eco aux épices mystérieuses !!! Ce matin, pendant que je prenais tranquillement mon petit déjeûner comme d'hab, Gene Simmons, le chanteur de Kiss, a fait irruption dans ma cuisine pour me chanter "I was made for loving you baby". Quel choc ! J'ai bien failli avaler mon sachet, du coup.
Comment ? A quoi est-ce que j'ai reconnu le chanteur de Kiss me dites-vous ? Hé bien, à son maquillage évidemment !
Cela dit, vous avez raison, ça pouvait aussi bien être Bruce Springsteen qui s'était déguisé pour me faire une petite blagounette. D'ailleurs, maintenant que j'y repense, il était un peu rablé. Et sa voix était un peu rocailleuse... Glups.
PUNAISE QUAND JE PENSE QUE J'AVAIS LE BOSS EN PERSONNE DANS MA CUISINE ET QUE JE L'AI TRAITE COMME UN VULGAIRE CHANTEUR DE KISS !!!!!! Honte à moi. On ne m'y reprendra plus.
Je vous laisse, je vais me faire une petite tisane, un truc bien inoffensif cette fois.... Une petite camomille - Beatles ça ira bien. November 26 POURQUOI JE M'APPELLE AURELIEHé bien parce que c'est mon choix ! A l'origine, mes parents m'avaient appelée Anne-Ninon (en l'honneur de 2 de mes tantes emportées par une vilaine tuberculose).
Mais, dès que j'ai été en mesure de parler, j'ai protesté "Pourquoi tant de N ???" et les ai harcelés pour changer de nom. Très attachés aux traditions familiales, ils n'ont jamais cédé. Aujourd'hui quelque part je les en remercie car grâce à eux, au fil de mes années de rebellion, j'ai pu développer une résistance quasi mulienne aux pressions diverses et variées que je subis au quotidien (Aurélie, c'est quoi ces chaussures, Aurélie, ne me dis pas que tu écoutes cette daube, Aurélie, ça serait bien que tu sois un peu plus sociable, Aurélie, tu devrais déménager, Aurélie, il me faut cette traduction avant midi, etc...).
Cela dit, dès ma majorité, il y a 3 ans, ma première décision fut de quitter la maison, et la seconde, de me choisir un nouveau prénom. J'ai pris Aurélie pour conserver mes initiales (j'ai un énorme stock de cartes de visites à écouler), et aussi parce dedans il y a juste ce qu'il faut d'R et d'L pour me permettre de respirer et de me sentir libre. En plus ça rime avec jolie et j'attends donc qu'un poète chevelu et inspiré ait la bonne idée de composer une comédie musicale en mon honneur ! Car moi aussi, MONSIEUR CHATEL, j'aime les hérissons !!! Je les adore même qu'on se le dise, j'ai construit un petit abri exprès à côté de ma maison pour attirer un éventuel hérisson SDF, et tous les jours je mets des croquettes dans une petite assiette juste devant ! Et tous les jours elles disparaissent, mais je soupçonne Ojo car hélas, je n'ai toujours pas aperçu l'ombre d'un piquant aux abords de ma coquette hérissonnière....
Comment j'en suis arrivée à vous raconter ça déjà ? Je vais aller me faire un café. HOMEWORK SWEET HOMEWORKVoilà Sid j'ai fait mes devoirs !!! Lundi matin dans le bus comme au bon vieux temps.
Donc, pour vous planter brièvement le décor, voici un extrait de Cosmos 1999, feuilleton culte s'il en est :
- « Ah bravo Mike ! » s’exclama le commandant Koenig. « Qu’est-ce que c’est que ces nouveaux uniformes que vous nous avez commandés ! » - « Je ne vous félicite pas », renchérit Victor en écho. « à cause de vos goûts de Yankee, nous voilà déguisés en zoulous pour les 2 années qui viennent ! Dire que je vais devoir me balader dans toute la base Alpha avec cet horrible costume bariolé qui me rajoute 20 kilos, merci bien ! En plus, il est aussi perméable aux rayons X que le précédent, donc une fois de plus je vous décerne l’Oscar du boulet de la base ! Jamais nous n’aurions dû vous embaucher, notre vie était bien plus agréable tant que vous vous contentiez d’enseigner le golf dans un hôtel pour vieilles Anglaises fortunées au bord du delta du Gange en Inde ! D’ailleurs, c’est votre dernier été ici. Dès novembre, je vous ai trouvé un boulot à la mesure de vos talents de Roméo : professeur de tango et de foxtrot très, très loin d’ici, au Québec…. »
A ce moment-là, Juliet, la fille du commandant, fit irruption dans la salle des commandes. « Papa, où as-tu rangé le whisky s’il te plaît ? Charlie vient de rentrer de Lima dans son Aigle Sierra II et il a bien mérité un petit remontant »….. Voilà, comprenne qui pourra, moi en tout cas j'ai fait mon boulot et je m'en lave les mains !
November 21 VOICI CLOSER ETCSCANDALE A LA COUR D'ESPAGNE !!!!!! Un jeune torero ayant abusé de la sangria est entré sauvagement dans la Reine ! Juan Carlos demande réparation, tandis que la F.I.E.N.T.E (Fédération Ibérico-Espagnole des Novices Toreros Eméchés), plaide les circonstances atténuantes.... Toutes les photos dans notre numéro de jeudi prochain !
Tout ça pour dire que je hais les corridas (du latin "abhorro corridae")
Et voilà, c'est dit, si jamais 3 de mes 5 lecteurs sont des fans de corridas, je suis mal. November 14 IN GLAUQUE WE TRUSTAujourd'hui j'ai comme des envies de faire des choses dégoûtantes et rémunérées avec des hommes de très petite taille.
Ou bien
Aujourd'hui j'ai comme des envies d'arrêter tous les gens dans la rue pour leur poser plein de questions vitales du genre "qu'est-ce que vous pensez de la grève", "quel est votre budget Noël pour cette année", ou encore "qui est Rizzo". Ah non zut pas celle-là, c'est bon.
C'est sûrement les effets secondaires de mon nouveau shampoing aux extraits de micro-trottoir ? November 13 RIZZO - LE BOUT DU TUNNELSid a découvert l'identité de Rizzo ! Il va me donner toutes les infos la semaine prochaine et je pourrai enfin le soigner adéquatement. Merci Sid sois béni, si Rizzo fait des petits je te garderai le plus vigoureux de la portée.
Voilà, maintenant lui au moins va connaître son vrai nom. Moi pendant ce temps je ne sais toujours pas d'où je viens.... Juste comme ça, à tout hasard, d'après mes photos, est-ce que quelqu'un pourrait me donner quelques tuyaux sur mes origines et les principaux conseils d'entretien ? Pour la nourriture idéale c'est pas la peine, j'ai trouvé toute seule.....
D'avance merci ! | ||||||||||||||||||||||